L’Aïd el-Kebir ou Aīd al-Kabīr (signifiant littéralement «la grande fête»), est la fête la plus importante de l'islam. Aussi appelé la «fête du sacrifice» ou Aïd al-Adha, cet aïd marque chaque année la fin du hajj. Il a lieu le 10 du mois de Dhou al Hijja, le dernier du calendrier musulman, après waqfat Arafa, ou station sur le Mont Arafat.
Cette fête commémore la soumission d'Ibrahim à Dieu, lorsque le patriarche était prêt à sacrifier son fils Ismaël sur son ordre. Ainsi, Ibrahim est, pour les musulmans, l'exemple du croyant parfait, n'hésitant pas à sacrifier son fils à Dieu. Ibrahim est considéré comme le premier des musulmans et tout le message du prophète Mohammed se résume à un retour aux traditions d'Ibrahim.
Pour commémorer cette soumission totale d'Ibrahim à Dieu, chaque famille, dans la mesure de ses moyens, sacrifie un mouton ou un bélier, mais parfois d'autres animaux (vache ou chèvre) en l'égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Meque.
Dans une partie de l'Afrique musulmane, dont le Mali, le Sénégal, le nord du Bénin, le Niger, le nord de la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso, l’Aïd el-Kebir est nommé la Tabaski. De même, chez une partie des Berbères en Afrique du Nord, il est appelé Tafaska. En Turquie, il est appelé Kurban Bayrami (Fête du Sacrifice) et dans les Balkans, Kurban Bajram.
Autrefois les Morisques réfugiés en Afrique du Nord appelaient cette fête Karnéré, le terme disparaît peu à peu au profit de la dénomination arabe majoritairement en vigueur au Maghreb, il est parfois noté sous la graphie européanisée de Carnere par de nombreux voyageurs étrangers.
Le sacrifice ne fait pas partie des cinq piliers de l'Islam, et il est plus considéré comme une tradition que comme une obligation coranique. Par conséquent, des solutions alternatives au sacrifice sont possibles telles que le don ou l’offrande.
Les gens peuvent faire un don personnel, un don à une organisation qui vient en aide à des musulmans ou à des communautés musulmanes (exemple : villages pauvres) ou passer par une organisation qui met en conserve de la viande sacrifiée, laquelle sera alors distribuée à des familles qui ne peuvent abattre elles-même un mouton.
L'Aïd El Kebir est du reste beaucoup plus qu'un simple événement religieux. C'est aussi une grande fête familiale et sociale, et à l'instar de toute fête, elle est synonyme de rencontre, de joie, de partage et de fraternité. La Fête du Sacrifice est surtout l'occasion pour donner et faire le bien. Le partage avec autrui est une règle chez les musulmans, mais il prend une importance toute particulière ce jour-là.
mardi 9 décembre 2008
La Tabaski
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1 commentaire:
Merci pour ces explications Lionel, je ne savais pas tout ça. J'aurais bien aimé être là pour manger le mouton et participer aux célébrations.
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